Le guide ultime du test Casper au Québec (2026)
Mis à jour en juillet 2026. Ce guide répond à toutes les questions que se posent les candidates et candidats québécois en médecine, pharmacie, médecine dentaire, médecine vétérinaire, ergothérapie et physiothérapie à propos du test Casper. Appuie sur une question pour déplier sa réponse.
Le test Casper est un examen de jugement situationnel en ligne administré par la compagnie Acuity Insights. Contrairement à un examen académique, il n'évalue pas vos connaissances scientifiques : il mesure vos compétences transversales (aussi appelées « non cognitives »), comme l'empathie, l'éthique, la communication, la collaboration, la résolution de problèmes et le professionnalisme. Concrètement, on vous présente des mises en situation de la vie quotidienne ou professionnelle — un conflit entre collègues, un dilemme éthique, une personne en détresse — et vous devez expliquer ce que vous feriez et pourquoi. Il n'y a pas de « bonne réponse » unique : les évaluateurs jugent la qualité de votre raisonnement, votre nuance et votre capacité à considérer plusieurs perspectives. Au Québec, le Casper est utilisé par les universités comme filtre de sélection pour plusieurs programmes contingentés en sciences de la santé.
Casper est l'acronyme de Computer-Based Assessment for Sampling Personal Characteristics, soit « évaluation informatisée pour l'échantillonnage des caractéristiques personnelles ». Le test a été développé à l'Université McMaster en Ontario avant d'être commercialisé par Acuity Insights (anciennement Altus Assessments).
Le format a été modernisé récemment. Pour le cycle d'admission actuel, le test Casper comprend 11 scénarios répartis en deux sections, dans cet ordre : Section 1 — Réponses vidéo (4 scénarios) • Chaque scénario contient 2 questions présentées une à la fois. • Vous disposez d'environ 10 secondes pour lire chaque question, puis de 1 minute pour enregistrer votre réponse verbale à la caméra. • Une première pause optionnelle d'environ 10 minutes est offerte à la fin de cette section. Section 2 — Réponses écrites (7 scénarios) • Chaque scénario contient 2 questions affichées ensemble. • Vous disposez de 3 minutes 30 secondes au total pour taper vos deux réponses. • Une seconde pause optionnelle, plus courte — environ 5 minutes —, est offerte au milieu de cette section. Les scénarios eux-mêmes peuvent être présentés sous forme de courte vidéo à visionner ou de texte à lire. Un moment de réflexion d'environ 30 secondes précède les questions. Important : vous ne pouvez ni mettre en pause, ni revoir les vidéos des scénarios. Acuity Insights confirme l'existence de deux pauses facultatives, mais ne publie ni leur emplacement exact ni leur durée : les indications ci-dessus reflètent le déroulement observé lors de sessions récentes. Note : le format peut varier légèrement selon le cycle et le type de test. Vérifiez toujours les détails dans votre compte Acuity Insights avant votre date d'examen.
Le test dure environ 65 à 85 minutes, incluant les pauses optionnelles. C'est plus court que l'ancien format, qui dépassait souvent 100 minutes. Prévoyez tout de même un bloc de 2 heures au calme, avec une connexion Internet stable, une webcam et un micro fonctionnels.
Le Casper est exigé (selon le programme) par les quatre facultés de médecine du Québec et plusieurs autres programmes de la santé : • Université de Montréal (UdeM) : médecine (et année préparatoire), médecine dentaire, médecine vétérinaire, pharmacie, ergothérapie, physiothérapie, ainsi que certains programmes de qualification. À noter : le Casper n'est plus exigé en orthophonie à compter de l'automne 2026. • Université Laval : médecine et certains programmes de la santé. • Université de Sherbrooke : doctorat en médecine — l'université n'accepte que l'examen Casper en français, version Sciences de la santé. • Université McGill : programmes de premier cycle en médecine, incluant l'année préparatoire Med-P. Les exigences changent d'une année à l'autre : consultez toujours la page d'admission officielle de chaque université pour votre cycle.
Cela dépend de l'université. L'Université de Sherbrooke exige le test en français, et l'Université Laval l'exige aussi en français pour la médecine. À l'Université de Montréal, le test se fait généralement en français (avec des exceptions selon le profil du candidat). À McGill, le choix dépend du programme et de votre profil. Attention : un test passé en français et un test passé en anglais sont considérés comme des tests distincts. Si vous postulez à des universités ayant des exigences linguistiques différentes, vous pourriez devoir passer le test deux fois — et payer deux fois.
L'inscription au Casper comporte des frais de base (environ 50 $ à 85 $ selon le type de test), plus des frais de distribution pour chaque programme supplémentaire auquel vous envoyez vos résultats. Prévoyez un budget total de 60 $ à 150 $ selon le nombre de programmes visés. Les tarifs exacts sont affichés lors de l'inscription sur le site d'Acuity Insights.
1. Créez un compte sur le site d'Acuity Insights (takealtus / acuityinsights). 2. Sélectionnez le bon pays, le bon type de test (ex. : Sciences de la santé — français) et le bon cycle d'admission. 3. Choisissez une date et une heure parmi celles offertes. 4. Inscrivez-vous au moins 3 jours avant la date choisie : ce délai est obligatoire pour la vérification d'identité et le paiement. 5. Utilisez exactement les mêmes informations (nom, courriel, numéro de demande d'admission le cas échéant) que dans votre demande d'admission universitaire, sinon vos résultats risquent de ne pas être appariés à votre dossier.
Les dates varient chaque année et selon l'université. À titre d'exemple, pour l'admission 2026 à l'Université de Sherbrooke, la dernière passation possible pour les candidats déposant leur demande au 1er mars était le 19 février, avec distribution des résultats exigée au début mars. Règle d'or : ne visez jamais la dernière date disponible. En cas de problème technique, vous n'aurez aucune deuxième chance et votre demande d'admission sera refusée. Aucun rappel individuel n'est envoyé par les universités : la responsabilité vous revient entièrement.
Chaque scénario est évalué par un évaluateur humain différent, formé par Acuity Insights. Cela signifie qu'une réponse plus faible ne « contamine » pas le reste de votre test : chaque scénario est une nouvelle chance. Les évaluateurs attribuent une note globale à vos réponses selon la qualité du raisonnement, l'empathie démontrée, la nuance et la clarté de la communication. Les fautes de frappe mineures ne sont pas pénalisées si la réponse reste compréhensible.
Vous ne recevez pas de note chiffrée. Vous recevez plutôt un quartile, qui situe votre performance par rapport aux autres candidats de votre cohorte : • 4e quartile : parmi les 25 % les plus forts • 3e quartile : au-dessus de la médiane • 2e quartile : sous la médiane • 1er quartile : parmi les 25 % les plus faibles Les universités, elles, reçoivent votre score détaillé et l'intègrent dans leur grille de sélection selon leur propre pondération.
Le poids est loin d'être symbolique. À titre indicatif, selon les grilles récentes des universités québécoises : • UdeM — médecine : après une première sélection basée sur la cote R, la convocation aux entrevues (MEM) repose sur une pondération d'environ 60 % dossier scolaire et 40 % Casper. • UdeM — médecine dentaire, médecine vétérinaire, pharmacie : environ 80 % dossier scolaire et 20 % Casper. • UdeM — ergothérapie et physiothérapie : environ 70 % dossier scolaire et 30 % Casper. • Université Laval — médecine : le Casper intervient après le seuil de cote R minimale. Autrement dit : à cote R égale, c'est souvent le Casper qui fait la différence entre une convocation en entrevue et un refus. Ces pondérations évoluent — vérifiez la grille officielle de votre programme chaque année.
Non. Votre résultat Casper est valide pour un seul cycle d'admission, et pour un seul type de test. Si vous refaites une demande l'année suivante, vous devrez repasser le test. De même, un résultat au test en anglais ne peut pas être utilisé pour une université exigeant le test en français.
C'est le mythe le plus coûteux entourant le Casper. Acuity Insights affirme que le test mesure des traits personnels, mais la recherche et l'expérience montrent qu'on peut améliorer significativement sa performance en se préparant. Pourquoi ? Parce que le Casper récompense des habiletés qui s'entraînent : • La structure de réponse : apprendre à identifier le dilemme, considérer les perspectives de toutes les parties, proposer une action nuancée et conditionnelle. • La gestion du temps : 3 min 30 pour deux réponses écrites, 1 minute par réponse vidéo — sans entraînement chronométré, la plupart des candidats laissent des réponses incomplètes. • La vitesse de frappe : un facteur purement mécanique qui avantage directement ceux qui l'ont travaillé. • L'aisance à la caméra : la section vidéo pénalise la nervosité non maîtrisée ; s'enregistrer en simulation change tout. Les candidats qui « improvisent » le jour J affrontent des candidats qui ont fait des dizaines de simulations. Le test est le même ; la préparation ne l'est pas.
Une méthode simple et efficace en quatre temps : 1. Répondez à la question dès la première phrase. N'utilisez pas votre temps à reformuler le scénario. 2. Reconnaissez la complexité : identifiez les parties impliquées et ce qui est en jeu pour chacune (le patient, le collègue, l'organisation, vous-même). 3. Proposez une action concrète et conditionnelle : « je commencerais par parler en privé à X pour comprendre sa perspective ; si la situation compromettait la sécurité de quelqu'un, je passerais à Y ». 4. Montrez les valeurs sans les nommer platement : plutôt que d'écrire « je ferais preuve d'empathie », décrivez un geste empathique. Les évaluateurs notent des comportements, pas des étiquettes. Mentionnez l'information manquante seulement si elle changerait réellement votre décision — pas comme échappatoire pour éviter de trancher.
Les grilles d'évaluation ciblent notamment : la collaboration, la communication, l'empathie, l'équité, l'éthique, la motivation, la résolution de problèmes, la résilience et la conscience de soi. Chaque scénario met généralement en tension deux ou trois de ces dimensions — par exemple, l'honnêteté envers un patient contre la loyauté envers un collègue.
Scénario : Vous travaillez en équipe sur un projet universitaire. Un coéquipier, habituellement fiable, ne livre pas sa partie et ne répond plus aux messages depuis trois jours. La remise est dans 48 heures. Question : Que feriez-vous ? Réponse faible : « Je le dénoncerais au professeur parce que ce n'est pas juste pour le reste de l'équipe. » Pourquoi c'est faible : une seule perspective, aucune tentative de comprendre, action punitive immédiate. Réponse forte : « Ma priorité serait d'abord de prendre de ses nouvelles par un autre moyen, car un silence soudain chez une personne habituellement fiable suggère peut-être une difficulté personnelle ou un problème de santé. En parallèle, je réorganiserais le travail avec l'équipe pour protéger la remise, en répartissant sa section temporairement. S'il refait surface, je l'intégrerais sans le juger publiquement et je discuterais avec lui, en privé, de la façon de rattraper sa contribution. Si son absence se prolongeait sans explication et affectait l'équité du travail d'équipe, j'en informerais le professeur de façon factuelle, en dernier recours. » Pourquoi c'est fort : empathie concrète, protection du résultat collectif, gradation des actions, jugement conditionnel.
La section vidéo est celle qui déstabilise le plus les candidats québécois, car une minute passe très vite à l'oral. Trois conseils : 1. Enregistrez-vous réellement, avec webcam et chronomètre, dans des conditions d'examen. Réécoutez-vous : débit, tics de langage, regard caméra. 2. Visez une réponse en 3 blocs : votre position (10 secondes), votre justification avec perspectives (35 secondes), votre nuance ou condition (15 secondes). Mieux vaut une réponse complète et calme qu'une réponse précipitée coupée par le chronomètre. 3. Terminez avant la fin du temps si vous avez tout dit. Meubler les dernières secondes avec des répétitions affaiblit la réponse.
• Reformuler longuement le scénario au lieu de répondre. • Donner une réponse unilatérale sans considérer les autres perspectives. • Rester dans le vague (« je communiquerais », « je serais professionnel ») sans action concrète. • Refuser de trancher en se cachant derrière « j'aurais besoin de plus d'informations ». • Négliger la vitesse de frappe et manquer de temps sur la deuxième question de chaque scénario écrit. • Passer le test fatigué, tard le soir, ou avec une connexion instable. • S'inscrire à la dernière date disponible sans marge d'erreur.
Le test lui-même n'a pas de « note de passage », mais son effet peut être éliminatoire dans les faits : ne pas le passer dans les délais entraîne le rejet automatique de la demande d'admission, et un résultat dans les premiers quartiles peut rendre mathématiquement impossible la convocation aux entrevues dans les programmes les plus contingentés, peu importe votre cote R.
Non, pas dans le même cycle d'admission. Une seule passation par cycle et par type de test est permise. C'est précisément pour cela que la préparation en amont est déterminante : contrairement à la cote R, bâtie sur des années, le Casper se joue en un peu plus d'une heure, une seule fois.
• Un ordinateur (pas de tablette ni de téléphone) avec webcam et micro fonctionnels ; • Une connexion Internet stable et filaire si possible ; • Une pièce d'identité gouvernementale valide pour la vérification ; • Un endroit calme, seul, sans interruption ; • Effectuez le test de compatibilité système offert par Acuity Insights avant le jour J.
Le Casper est un filtre écrit et vidéo en ligne, en amont. Les MEM (mini-entrevues multiples, ou MEMFI en format virtuel) sont des entrevues en stations tenues par les universités auprès des candidats retenus. Au Québec, le parcours typique en médecine ressemble à : cote R → Casper → convocation aux MEM → sélection finale. Les deux évaluent des compétences semblables, ce qui signifie qu'une bonne préparation au Casper vous sert aussi pour les MEM.
Idéalement 8 à 12 semaines avant votre date de test, à raison de 2 à 4 heures par semaine : d'abord comprendre le format et la grille d'évaluation, puis pratiquer des scénarios non chronométrés, puis passer à des simulations complètes chronométrées avec rétroaction. Les candidats collégiens québécois qui déposent au 1er mars devraient donc commencer dès décembre-janvier.
C'est ici que la plupart des ressources échouent : l'immense majorité du matériel de préparation Casper existe seulement en anglais, alors que Sherbrooke et Laval exigent le test en français — et que réfléchir vite, sous pression, dans la langue exacte de votre examen, ça se pratique. Admis offre exactement cela : un simulateur chronométré de scénarios écrits, disponible en français et en anglais, un jeu de vitesse de frappe pour gagner de précieuses secondes le jour J, et du tutorat individuel avec des tuteurs certifiés — tous quatrième quartile — qui corrigent vos réponses sauvegardées.
Ce guide est mis à jour à chaque cycle d'admission. Les formats, dates, frais et pondérations relèvent d'Acuity Insights et des universités : consultez toujours les sources officielles pour votre cycle. Dernière révision : juillet 2026.
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